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Les dernières nouvelles de Bernard Davaine et des "Routelles"
Les dernières nouvelles de feu le camping naturiste des "Routelles":
Douai : La grève de la fin
Sept ans déjà que le calvaire dure. Bernard Davaine ne sait plus comment se faire entendre auprès de la justice. Alors il a entamé une grève de la faim.
La faim doit le tirailler. Cela fait maintenant 24 jours qu"il n"a pas mangé. Bernard Davaine est en grève de la faim. Pour la troisième fois depuis sept ans. Lui qui pensait vivre en paix dans son camping des Routelles, en Drôme provençale, s"est bien trompé. Sept ans de galère, de procédures judiciaires, d"escroqueries, selon ce natif de Douai. Alors pour faire entendre sa voix, il ne s"alimente plus, au risque de mettre sa vie en danger.
L"histoire avait pourtant bien commencé. "En 1987, nous avons quitté le Nord avec mon épouse", explique Bernard. "Nous voulions créer un camping naturiste dans le sud de la France". Vivre à la cool au milieu de nulle part, retrouver des plaisirs simples.
Bernard dégote un terrain de 115 hectares, "sans compter les 600 hectares de promenade", s"empresse-t-il d"ajouter. Le camping des Routelles va voir le jour. C"est l"Eden pour Bernard et son épouse.
Mais très vite, les galères commencent. Des problèmes dans l"avancement des travaux, d"importantes sommes investies, un emprunt financier que le couple a des difficultés à rembourser... "Le salaire de ma femme, alors enseignante, nous permettait de survivre", précise l"ancien propriétaire. "Mais nous avons mis tout ce que nous avions dans ce camping".
"Nous avons investi des sommes énormes, nous survivions grâce aux revenus de ma femme".
Alors en 2001, il a l"idée de prendre une quarantaine d"associés. "Les banques réclamaient l"argent du prêt et les intérêts, j"ai dû faire appel à des clients, des amis, mais j"ai récolté assez pour rembourser et repartir sur de bonnes bases". L"accalmie ne durera pas.
Bernard, qui n"est pas méfiant de nature, s"est associé avec ce qu"il croit être un expert comptable. Qui n"en est pas un. "Cet homme m"a incité à créer plusieurs sociétés, toujours chapeautées par la mienne, celle du camping", se souvient Bernard.
Bernard a déjà fait trois grèves de la faim. Cette fois, il se dit déterminé à aller jusqu"au bout
Jusqu"en 2003, le propriétaire du camping a toute confiance en son associé "expert comptable". Seulement voilà. Ce dernier l"a peu à peu dépossédé de tous ses biens. "Il a créé une société destinée à aspirer toutes les autres et s"est déclaré principal actionnaire de cette SCI", s"insurge Bernard. "Il s"est arrangé pour que personne n"y comprenne rien". Effectivement, l"histoire paraît folle. "Nous sommes en procès depuis 2001 et j"ai réussi à prouver que ce monsieur avait fourni un faux document, antidaté" !
Une première grève de la faim en 2004, pour faire entendre sa voix auprès de la justice, en vain. Le camping des Routelles ferme ses portes en 2005. Bernard entame une deuxième grève de la faim. Et fait appel auprès de la cour de Grenoble. Deux ans de procédure pour la justice, mais quatre ans de recherches et de lutte acharnées pour Bernard, qui a "passé des tas de nuits blanches" et veut que "la justice ne soit pas aléatoire".
"Il y a eu des magouilles", poursuit-il. L"ancien propriétaire reste persuadé qu"il s"agit là d"une vaste excroquerie, "de captation d"héritage". "Mes terrains ont été vendus à cet associé, sans que j"en sache rien, il m"assurait qu"il y avait eu un problème avec le notaire et que les terrains m"appartenaient toujours. Je lui faisais pleinement confiance". Selon l"ancien propriétaire, cet homme, qui se dit son ami, donne en réalité des directives à tous ses conseils, pour le déposséder de ses parcelles, de son mas, de son camping.
Mais comment le prouver ? Bernard Davaine le dit lui-même, "tout a été fait pour que ça soit le plus compliqué possible". Et comment. Ce n"est plus une société qu"il dirige, mais cinq. Une affaire complètement morcelée, une vraie nébuleuse pour la justice.
Depuis 2006, l"ancien propriétaire touche le RMI, est menacé d"expulsion de son domicile dans le sud. Sa femme l"a quitté, il n"a plus grand chose à perdre. Alors depuis le 16 mars, il a arrêté de s"alimenter. Son objectif ? "Que le faux soit vérifié et qu"il soit prouvé qu"il y a eu des erreurs dans la procédure judiciaire, je fais des pieds et des mains pour ça", insiste Bernard.
"Je n"arrêterai pas ma grève", conclut-il, plus déterminé que jamais. Lui, pour qui le naturisme représentait toute une philosophie de la vie, loin des problèmes matériels et des tracas quotidiens, a sérieusement déchanté.
Marie Delattre
http://www.lobservateurdudouaisis.fr/17042008Douai--La-greve-de-la-fin.media?a=257
Il y a plus récent :
http://phenix-patrice-henin.net/2012/01/19/bernard-davaine-au-pays-des-merveilles/.
Ce message a été écrit par : Nudiworld.
Quel malheur ! j"y suis allé en juillet 2003, il était trés sympa et effectivement trés confiant, je lui souhaite de se sortir de ces tracas judiciaires, les Routelles c"était fantastique pour la randonue..
Ce message a été écrit par : Gibert.
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